Rue Monot, 22h30… aucun signe de la Fête de la Musique, pas d’estrades de fortune ni de scènes improvisées, On est loin de la soirée de l’année précédente, quand une foule joyeuse assistaient aux concerts de groupes locaux.
Pourtant, Fête de la musique ou pas, le Centre ville avait bel et bien retrouvé son animation. L’Euro 2008 de football était retransmis en direct sur de grands écrans dans les restaurants ou les cafés. Les spectateurs attablés encourageaient ou houspillaient leur équipe favorite.

Si l’on se rapprochait de la Place de l’Etoile, on pouvait voir et écouter hier soir un groupe de jeunes musiciens jouant des airs libanais a la guitare, avec une telle énergie que la foule autour d’eux se mit à frapper des mains, à rire et applaudir joyeusement,
Sur les Thermes Romains, une foule attendait l’entrée en scène de Mashrou3 Leila. Ce groupe de musiciens jeunes et talentueux a un style musical assez difficile à définir, un jazz sur lequel ils auraient appliqué leur propre empreinte. Les morceaux libanais qu’ils ont interprétés, notamment la chanson Arous (la mariée), ont un peu choqué l’auditoire, avant d’amener un sourire sur les visages. Les filles dansaient sur leurs airs entrainants. « Le chanteur a vraiment du talent » pouvait-on entendre dans le public. D’autres étaient captivés par le violoniste du groupe, et battaient la mesure du pied.
Plus tard, sur la place Samir Kassir, une foule se rassemblait pour écouter « Vibration », que le chanteur définit comme un groupe de rock alternatif. Interrogé sur ce qu’il pensait de la foule modeste réunie pour cette Fête de la musique 2008, il a répondu que « Nous n’attendions pas davantage de monde. Tout a été préparé très vite, mais nous sommes contents. » Vibration était suivi de The Crave. Vers minuit, tout le monde a commencé à rassembler ses affaires pour partir… la fête était terminée.