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Le journaliste-poète libanais Issa Makhlouf participe à une soirée internationale de poésie à l’UNESCO
Par Diana Kahil
iloubnan.info - Le 22 juin 2008
 


Dans le cadre des mercredis culturels de l’ambassade de Tunisie, une soirée internationale de poésie a réuni à Paris le 18 juin huit poètes à la maison de l’Unesco : à savoir, Issa Makhlouf (Liban), Tahar Bekri (Tunisie), Tanella Boni (Eric Brogniet (Belgique), Jean Metellus (Haïti), Luis Mizon (Chili), Amina Saïd (Tunisie), Jean - Pierre Simeon (France).
Le récital s’est déroulé en deux langues : arabe et française.

Les poètes, toutes nationalités confondues, ont abordé au cœur de leurs poèmes un questionnement universel marqué par une série de thèmes communs à chaque pays, à chaque peuple. Parmi ces thèmes: la solitude, l’espérance, l’exil, le visible, l’invisible, l’amour et la mort.
Leur poésie, à la fois comme monologue et dialogue, est marquée par des mots presque “ obsédants’’ venant décrire l’état d’une conscience individuelle qui devient collective via les multiples souffrances de la condition humaine.
Capter ou fuir l’instant dans l’univers du mot même, comme une présence à soi et au monde. Penser le monde ou penser un monde autre, faire surgir le mot comme un souffle nouveau ou un même souffle ? Chaque poète interpelle le public à sa manière : pour la poétesse tunisienne Amina Said : “Dans chaque poème, un écho se perd dans son propre écho.’’

Ce qui a surgi de la voix de chacun, c’est pour les uns une poésie plaintive, profondément mélancolique, articulée entres autres par le “ chant des pleureuses’’ , “ les villes tourmentées’’ (jean Pierre Simeon ) , “ un sang de confession et de larmes ‘’ (Luis Mizon) , pour les autres, des vers-mots-chants visiblement érotiques comme une invitation à vivre la chair : “ la peau comblée des amants’’ (Jean Metellus), “ l’abîme de vos lèvres est réelle, le grain de votre peau est réel.’’ (Eric Brogniet).
Le poète Haïtien Jean Metellus a d’ailleurs si bien remarqué durant le récital que “ l’homme trompe sa solitude dans l’illusion de la chair et dans la parole du verbe.’’

Le poète libanais Issa Makhlouf a quant à lui fait découvrir au public un extrait de son recueil intitulé “Mirages”, traduit de l’arabe par Nabil El Azan paru aux éditions José Corti en 2004 : “on part pour s’éloigner du lieu qui nous a vu naître et voir l’autre versant du matin. On part à la recherche de nos naissances improbables...’’, abordant ainsi la double thématique de l’errance et de l’exil.
D’autre part, Issa Makhlouf a récité un extrait inédit de son tout nouveau recueil poétique intitulé “Lettres aux deux sœurs”: “ Le ciel s’inspire des nuages pour concevoir des personnages chimériques.’’

La soirée, suivie d’un cocktail-rencontre, était d’une extrême diversité et d’une richesse exceptionnelle. Elle a permis de faire découvrir la poésie internationale, loin de tout clivage et de toute frontière, prônant le dialogue interculturel.
 
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