|
« Nous sommes ici, tout d’abord pour fêter ensemble et célébrer la francophonie et ensuite pour débattre de la place et de l’avenir de la recherche au Liban. [...] C’est que, malgré les évènements, les doutes et les tensions, la francophonie reste vive et vivace. Transversale aux différentes appartenances, c’est une force de vie et d’espoir, dans ce beau pays. ». C’est par ce message de solidarité, de paix et d’espoir que le Directeur du Bureau Moyen-Orient de l’Agence universitaire de la Francophonie (AUF), Monsieur Olivier GARRO, a inauguré les journées du 6 et 7 mars organisées par l’Agence universitaire de la Francophonie au Palais de l’UNESCO dans le cadre de la Journée Internationale de la Francophonie.
|
|
Monsieur Alexandre NAJJAR, Représentant du Ministère de la Culture a rendu hommage au rôle que joue l’AUF à la fois, à l’égard de la jeunesse libanaise d’une part, qualifiée de brillante, active et productive malgré les conditions difficiles du pays, et à l’égard de la Recherche scientifique d’autre part, ce secteur principal et incontournable pour soutenir le développement national universitaire.
De son côté, Monsieur Wassim MANSOURI, Président de l’Association des Boursiers de l’AUF (ABUF) a abordé la diversité culturelle de la Francophonie, ses charges scientifiques dont elle s’acquitte et son impact sur la jeunesse étudiante, promesse dun meilleur avenir.
Au sujet de la fracture entre le Nord et le Sud, l’expérience universitaire libanaise, avec une recherche qualitativement forte et quantitativement faible était au coeur des débats animés par le Secrétaire général du CNRS Monsieur Mouin HAMZÉ, s’interrogeant sur les enjeux actuels de cette Recherche au Liban.
Son Excellence Monsieur l’Ambassadeur de Suisse au Liban, François BARRAS, a insisté sur la nécessité d’une politique d’échange et de coopération inter-universitaire. Ainsi dans le domaine de la recherche, le Liban travaille peu avec la Suisse.
Si le rôle des écoles doctorales libanaises n’est pas contestable, Madame Martine HERLEM, Attachée de Coopération à l’Ambassade de France au Liban a exposé le programme CEDRE au Liban, dispositif de coopération bilatérale entre le Liban et la France en matière d’échange scientifique et culturel, favorisant la modernisation des outils de recherche au niveau national et leur développement technologique.
Pour la synthèse, Monsieur Marwan DARWISH, Chef du département de Génie mécanique à l’Université Américaine de Beyrouth , Révérend-Père Georges HOBEIKA, Vice-Recteur à la recherche à l’Université du Saint-Esprit de Kaslik, Monsieur Georges NAHAS, VIce-Président de l’Université de Balamand , Madame Zeinab SAAD, Doyenne de l’Ecole Doctorale Science et Technologie à l’Université Libanais et Monsieur Franck MERMIER, Chercheur au CNRS français et Directeur des études contemporaines à l’Institut Français du Proche-Orient (IFPO) ont constaté la très grande importance de la Recherche et son impact sur le développement du pays. Trois aspects et questionnements principaux de la recherche ont alors été abordés et ont fait l’objet de débats, à savoir Le chercheur, son institution et les thématiques de recherche. En ce qui concerne l’enseignant-chercheur, les débats ont porté sur son statut et sa formation. Les structures de recherche ont été abordées sous l’angle de leur financement, de leur organisation et de leur implication dans les grands réseaux mondiaux. Enfin les thématiques de recherche sont apparues comme fondamentales car étant tout à la fois le produit d’une politique, d’un besoin socio-économique et issues de la motivation des acteurs particuliers. Ainsi sur ce dernier thème, les participants se sont-ils accordés sur le fait que les sciences sociales étaient le parent pauvre de la recherche au Liban.
|