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Art et culture

Almost There (On y est presque): les réfugiés sur le grand écran

BEYROUTH | iloubnan.info - Le 02 novembre 2017 à 21h51

Pourquoi quitter son pays pour des terres inconnues et incertaines, même si elles paraissent plus “sûres” sous certains aspects? Disons que les raisons sont légion. La guerre, les conflits, le changement climatique, la pauvreté ou l'accaparement des terres… La liste est longue quand il s’agit de répertorier tout ce qui peut  mettre les individus devant l’unique choix de partir en laissant tout derrière eux.

Ces raisons diverses et complexes, le festival de cinema “Almost there” (“On y est presque”) se proposent de les faire entendre et voir.

L’événement est organisé pour la seconde fois par la foundation Heinrich Boell à Beyrouth et l'ambassade de Suisse  au Liban. Il illustre donc certaines des multiples raisons qui poussent les gens à tout abandonner.

Avec seize films, du Liban et du monde entier, le festival encourage à réfléchir sur les tragédies derrière le destin des “déplacés” et les difficultés parfois pour les communautés d’accueil de les recevoir.

Le festival a débuté par un débat à Dar El-Nimer le 1er novembre 2017, sous le thème "Presque là - mais devant les portes fermées? Vol et migration en Méditerranée "

Médecins Sans Frontières (MSF) présentera le court film-plaidoyer "Désolé je me suis noyé".

Des panélistes libanais et internationaux ont discuté des vols et des migrations, et des difficultés que rencontrent les gouvernements et les organisations internationales pour répondre aux besoins.

Karolina Lindholm Billing (Représentante régionale adjointe du HCR), Ghassan Mukhaiber (membre du Parlement libanais et rapporteur du Comité des droits de l'homme) et Thomas Harms (Révérend de l'église évangélique-luthérienne) seront avec nous ce soir, modérés par Mey El Sayegh.

Du 2 au 4 novembre, seize films seront projetés au Metropolis Empire Sofil, chacun d'eux faisant la lumière sur différents sujets:

Le réalisateur suisse Xavier Koller présente son film oscarisé “Journey of Hope”, dans lequel une famille est montrée dans ses luttes pour atteindre l'Europe de leurs rêves.

“Merci pour la pluie” montre une bataille citoyenne contre le changement climatique dans sa communauté, mettant en vedette l'agriculteur kenyan Kisilu Musy. Delphine Deloget et Cécile Allegra qui viennent également à Beyrouth, montrent “Under the Skin” (Voyage en Barbarie) révélant la réalité brutale de la traite des êtres humains au Sinaï.

L'accaparement des terres en Éthiopie a été étudié à haut risque par le réalisateur Joakim Demmer dans “Dead Donkeys Fear No Hyenas”.

“Kaboul Song” de Lisbeth Koutchoumoff montre le retour à la patrie en train de se reconstruire après la séparation.

Dans une buanderie suisse, un conflit entre des locataires d'extraits sociaux différents est l'histoire de “La Clé de la chamber” à lessive, dirigée par Frédéric Florey et Floriane Devigne.

La lutte d'une femme et de ses enfants qui traversent la Méditerranée pour un avenir meilleur en Allemagne est racontée dans “8 Borders, 8 Days” par Amanda Bailly.

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#Cinéma, #Réfugiés
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