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Art et culture

Dalida et le Liban… Une histoire d’amour qui dure toujours

BEYROUTH | iloubnan.info - Le 09 février 2017 à 13h20
Photo: Luc Roux

Dalida, le film de Lisa Azuelos avec Sveva Alviti dans le rôle principal, investit les salles libanaises, soutenu par une très belle campagne médiatique. (Si vous ne l'avez pas déjà vue, voici la bande annonce:)

Mardi, le film a été projeté en avant-première au Cinéma Montaigne de l’Institut du Liban, lors d’un événement festif destiné à la presse et aux plus grands fans de cette star résolument intemporelle et universelle.

Il faut dire qu'entre Dalida et le Liban, c'est une histoire d'amour... qui dure toujours. Le grand public ne le sait pas forcément, mais tout au long de sa carrière, Dalida a entretenu des liens privilégiés avec le pays du Cèdre. Elle s’y rendait pour donner des concerts, mais aussi pour rencontrer amis, membres de la famille, et savourer la cuisine qu’elle aimait tant.

En 1971, 1973, 1977 et 1979, Dalida s’est produite une dizaine de fois, au cinéma "Dounia", au "Casino du Liban", au "Cinéma Piccadilly”, au “Summerland” et au Stade de Jounieh. C’est dans ce dernier, et dans les autres grandes villes du pays, qu’elle a présenté son show du Palais des Sports.

Pendant la guerre civile de 1975, Dalida a eu l’occasion de venir soutenir le Liban, et, en 1986, elle enregistre le tube « Lebnan », du parolier libanais Abdelhafez Chamass. La chanson ne sera présentée qu'en 1988, après la disparition de la chanteuse.

Les hommages et initiatives célébrant Dalida se succèdent au Liban depuis 1987. Les Libanais acclament l’artiste à travers une soirée Dalida annuelle aussi bien en boîte qu’au restaurant. Ella Zahlan, styliste, conçoit une collection de mode à l’effigie de Dalida. En mai 2004, le spectacle canadien Dalida “Une vie” est longuement ovationné, ce qui amène la production à programmer des séances supplémentaires. Le même spectacle reviendra au Liban à l’été 2016 dans le cadre du Festival de Dbayeh. Au temps de la Star Academy Arabia, des tubes de Dalida sont souvent repris et la chanson “Laissez-moi danser”, choisie comme hymne d’une édition, est adaptée en arabe. Dans la même veine, Arab Idol (version arabe de l'émission “Nouvelle Star”) adopte “Helwa Ya Baladi” comme hymne de sa deuxième saison, puis “Aghani Aghani” pour la quatrième. “Ahsan Nass” est reprise pour une publicité à la télévision.

Une place Dalida dans la réserve de Tannourine

Le samedi 2 octobre 2010, sous l’impulsion de Nabil Nemer, la « Place Dalida » est inaugurée dans la réserve naturelle de la forêt des Cèdres de Tannourine, et, deux ans plus tard, Nabil fonde, à Tannourine, l’auberge “Eco Dalida”.

Au regard de tout cela, on comprend aisément pourquoi la sortie du film fait un tel tabac à Beyrouth. Une large campagne de communication accompagne la sortie du film au Liban. Des écrans LED dans les rues diffusent l’annonce animée du film, un spot publicitaire passe sur la LBC et la MTV, deux des chaînes télévisées locales les plus populaires. Une semaine spéciale Dalida sur la radio Mix FM annonce le film, et une méga afterparty "Génération Dalida" a été organisée dans le mythique B018, le 8 février. DJ Rodge aux platines a offert de grands moments d'émotion, prenant même le risque d'embarquer les danseurs dans une reprise de Je suis malade, qui fut l'un des moments phares de la soirée. 

Et bien sûr, il y a eu cette projection presse du 7 février.

Derrière cet événement organisé au Cinéma Montaigne, il y a un grand fan de Dalida, Hadi Damien. Lui-même spécialisé dans l’événementiel, il est à l’initiative de cette idée d’avant-première, qu’il a organisée avec l’Institut français du Liban. En décembre dernier, quand il a su que le film allait sortir en salle en France, Hadi contacte le bureau d'Orlando (frère et producteur de Dalida) pour s’enquérir d’une éventuelle sortie du long-métrage au Liban. Il apprend que Pathé s’occupait des distributeurs locaux. Le processus est engagé et tout s’enchaîne.

"J'ai su que le film allait passer au Liban, et que c'était Pathé qui s'occupait des distributeurs," raconte-t-il. A partir de là, tout s'enchaîne. "Je contacte Pathé, qui me met en rapport avec l'ayant-droit du film pour le Moyen-Orient, qui, a son tour, me met en contact avec le distributeur libanais Sami Khoury, de Jaguar Film International Distribution. Je lui ai expliqué que je souhaiterais organiser un événement autour de la sortie du film dans les salles libanaises, et nous nous sommes rencontrés le lendemain. À l'issue de cette réunion, j’ai proposé à Luciano Rispoli, attaché audio-visuel régional à l'ambassade de France au Liban de se joindre à l'initiative. Luciano et Théo Caillat, chargé cinéma à l'Institut français du Liban, porterons le projet jusqu'au bout." 

Et ce fameux soir du 7 février, des journalistes de la presse écrite, audiovisuelle, web, ainsi que des bloggeurs et des fans privilégiés se sont retrouvés au cinéma Montaigne pour célébrer la sortie du film au Liban.

A part l’émotion -mondiale- qui accompagne ce long-métrage, il obtient d’un point de vue cinématographique de belles critiques presse et spectateurs

Nous ne pouvons que vous encourager à le découvrir par vous-même. 

Tags
#Cinéma, #Cinéma_français, #Dalida
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1 Commentaires
houari
09 février 2017 à 21h06
Dalida c'est une merveilleuse artiste mais aussi un frère : Orlando.
C'est à sa façon un grand artiste aussi. Parfois je le compare à un projectionniste. Il met en lumière les artistes.
Souvent dans l'ombre et pourtant sans lui rien n'est possible.
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