iloubnan.info
( Publicité )
Art et culture

Jenny Darrot : "Je suis toujours entre-deux"

PARIS | iloubnan.info - Le 29 décembre 2016 à 12h04
Par Diana Kahil

Outre une prolongation de l’exposition "Brèves de comptoirs", dédiée à l’ambiance  qui règne dans les  bistrots (exposition présentée en ce moment à la brasserie de l’hôtel de ville d’Alfortville), l’artiste franco-algérienne Jenny Darrot propose au public une exposition temporaire, à l’espace culturel Le 148, qui, comme la précédente, ne peut passer inaperçue, une expo chargée de mille et une résonnances. 

Autodidacte,  l’artiste nous confie que quand elle peint, elle est toujours  "entre-deux", tout comme le titre qu’elle a choisi de donner à sa nouvelle exposition : "Je suis entre le noir et blanc et la couleur, entre la terre et le ciel, entre le réalisme et l’onirisme, entre le figuratif et l’abstrait". 

De multiples tableaux,  la plupart peints à l’acrylique, une variété en matière de support plastique :  toiles, papier, bois, des mixed media, encadrés dans des cadres en verre, parfois non encadrés, présentés juste avec un passe partout… Jenny Darrot, passionnée par le style artistique du peintre Henri de Toulouse-Lautrec (1864-1901), invite le public à explorer un univers où la couleur érige le mouvement, un mouvement panoptique et rythmé  à l’instar de formes kaléidoscopiques très narratives qui viennent prendre vie sur le papier comme pour raconter une histoire, des histoires…

Des œuvres -"fables" : un collé-serré de têtes d’animaux juxtaposées aux visages des personnages représentés, l’artiste  y explore la présence dans l’absence, et l’absence dans la présence. Ainsi, dans l’œuvre allégorique intitulée "la belle et le bouc ", l’animal, le bouc, devient métaphore de l’homme aimé, un homme évanescent que la femme a su dompter…

L'artiste puise d’autre part son inspiration  de légendes  chamaniques où diables et sabots se côtoient le temps d’une danse ésotérique. Outre l’omniprésence de la résonnance narrative comme une écriture de l’intime, une autre résonnance émane de l’univers de la peintre : la résonnance cinématographique. En effet, la plupart des œuvres exposées font étroitement écho à des séquences filmiques,  où la féminité est le maître-mot dans la représentation plastique. Un autoportrait de l’artiste ? Jenny Darrot ne nous en dira pas plus…  Est-ce  une femme qui cherche son chemin ? Une femme qui trace son chemin ? 

Avec  l’élan de son pinceau, par touches teintées de cette impulsivité souveraine qui lui est chère, l’artiste réinvente le passé en convoquant le présent, entre un gros  plan  où le visage apparait baigné d’une lumière doré-ocre, très diffuse, et un plan taille avec une mise en lumière de la silhouette. 

Chez Darrot, la couleur tantôt propulse l’état d’âme, tantôt l’engloutit dans une symphonie chromatique peuplée d‘une myriade de nuances qui font voyager le regard à travers une palette vitaminée de couleurs chatoyantes : entre rose pastel, fuchsia vermillon,  rouge brique,  vert émeraude,  bleu ciel, bleu indigo et un  bleu roi  qui règne tel un roi : "J’aime le bleu pour sa force et sa délicatesse. Le bleu ? comme couleur du rêve et du mystère… ",  confie t-elle.
  
Elle nous a aussi confié trois éléments sur elle-même:
Ce qui la passionne le plus dans son métier? La surprise, l'aléa… 
Sa devise dans la vie ? Derrière un mal se cache un bien. 
Le message qu'elle souhaiterait faire passer aux lecteurs? Ne pas perdre son âme d'enfant. Oser réaliser ses rêves.

Tags
#Exposition, #Peinture
Donnez votre opinion
0 Commentaires
( Publicité )
( Publicité )
( Publicité )
( Publicité )
( Publicité )
                        
© COPYRIGHT 2018 Par Proximity Agency