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Art et culture

Ibrahim Maalouf enflamme la scène du Pôle Culturel à Alfortville

PARIS | iloubnan.info - Le 29 janvier 2016 à 15h23
Par Diana Kahil

Le trompettiste virtuose Ibrahim Maalouf est né en 1980 dans une famille de mélomanes. Sa mère Nada Maalouf est pianiste. Un parcours pavé de prix dont entre autres un hommage à Miles Davis en 2012, une victoire de la musique du jazz "artiste de l’année" avec l’album "Wind". En 2015, il sort album hommage  à la voix hypnotique d’Oum Kalthoum : "Mon enfance a été bercée par la voix magnétique d’Oum Kalthoum", confie -t-il.  

C’est sur la scène feutrée du Pôle Culturel, accompagné de Frank Woeste au piano, de Rick Margitza au saxophone, de Clarence Penn à la batterie, de Scott Colley à la contrebasse que l’artiste  franco-libanais, compositeur entre autres de musique de film, a donné un concert ou le public a pu découvrir ses mille et une facettes comme un écho aux mille et une nuits d’ "Alf Leila w Leila" de la diva égyptienne Oum Kalthoum, longtemps surnommée "l’astre de l’orient", décédée en 1975 .

Complicité et convivialité furent les maîtres-mots d’une soirée placée sous le signe de l’émotion. C’est un Ibrahim Maalouf  tantôt musicien, compositeur, conteur, chanteur, danseur qui s’est peu à peu dévoilé sur scène, jouant sur cette part d’improvisation qui lui est chère, mêlant un jeu de confidences intimes, dressant un portrait tendre de sa fille, devenue sa muse,  évoquant furtivement ses parents : "Quand j’ai dit à mes parents que je voulais rendre  hommage à Oum Kalthoum, ils étaient  étonnés, ils m’ont demandé pourquoi je n’ai pas pensé à Fairouz".

Le public, visiblement conquis, a pu découvrir la voix chantée suave d’un musicien, très complice avec ses musiciens, interprétant ce titre emblématique du répertoire de la diva libanaise Fairouz (qui a tout récemment fêté ses 80 ans): "Ya mirssal al marassil". A Alfortville, dans une ville ou la convivialité est de mise, le jazzman ne s’est jamais senti aussi proche de son public. Outre sa fameuse trompette à ¼ de tons, aux mille résonnances, inventée dans les années 1960 par son père Nassim Maalouf, l’artiste était également accompagné  d’un instrument traditionnel arabe, le "raké". 

En véritable "conteur", à l’instar de son oncle, l’écrivain Amine Maalouf, Ibrahim a raconté une histoire à mi-chemin entre l’orient et l‘occident, rythmée de  souffles, de sons et de gestes : un récit où les souvenirs enfouis défilent par bribes en des séquences sonores teintées de ce souffle contemporain  chargé de mélancolie souveraine.

Très attaché au métissage culturel et au dialogue des styles, faisant beaucoup de recherches expérimentales acoustiques,  le musicien ne cesse d’explorer  une trame  instrumentale et sonore  bâtie sur un jeu de  construction et de  déconstruction, un univers  ou  tradition et modernité ne cessent de s’entrecroisent autour d’infinies rencontres. Parmi ces rencontres,  celles avec Amadou et Mariam, Mathieu Chedid, Sting... Son album « Red and black Light » (tournée 2016 ) est quant à lui, un hommage vibrant aux femmes rencontrées sur son chemin…

Bissé deux fois,  Ibrahim Maalouf a su conquérir un public cosmopolite.

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#concert, #Musique
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