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Art et culture

Le cinéma iranien grand vainqueur du Festival international du film de Beyrouth

BEYROUTH | iloubnan.info, avec agences - Le 12 octobre 2014 à 10h06
Les films iraniens, en perse et kurde, ont raflé la moitié des récompenses de la 14ème édition du Festival international du film de Beyrouth (BIFF) qui a tenu sa cérémonie de clôture le 9 octobre au complexe cinématographique ‘’Abraj’’ à Furn El Chebbak.
Le film iranien ‘’The Last Winter’’, en kurde, de Salem Salavati a reçu le prix du meilleur long-métrage, ainsi que le prix du meilleur scenario long-métrage.

Le film raconte l’histoire d’un homme et de son épouse, seuls survivants d’un village submergé par l’eau.
Ces deux nouvelles récompenses s’ajoutent à un palmarès déjà riche en consécrations. ‘’The Last Winter’’ a, en effet, reçu le prix du jury du Festival du film de Bagdad, le prix du meilleur film du Festival international du film d'Erevan et le prix du meilleur film international du Festival international du film d’Erbil, en plus des prix du meilleur réalisateur et meilleur acteur au Festival du cinéma irakien de Dahuk.

Le jury a décerné son prix spécial dans la catégorie long-métrage à ‘’Giraffada’’, premier long-métrage du réalisateur franco-palestinien Rani Massalha.

Inspiré de faits réels, ‘’Giraffada’’ est une fable qui raconte l’histoire d’un père vétérinaire qui tente de sauver la vie de son fils, en préservant l’unique chose qui a un sens pour ce dernier; à savoir la girafe d’un zoo palestinien.

L’Aleph en or du meilleur court-métrage a été décerné à l’Iranien Ali Asgari pour son film ‘’More Than Two Hours’’.

Ce film couronné à plusieurs festivals - prix du meilleur court-métrage au Festival du film d’Indianapolis (USA) et au Festival international du court-métrage à Barcelone (2013), et grand prix de l'édition 2014 du Festival international du film de Busan (Corée du Sud) – et tiré d’une histoire vraie, met en scène deux jeunes gens qui se heurtent aux difficultés et au manque d’empathie de la société, suite à la perte de virginité de la jeune femme.

L’Aleph en argent a été également attribué à un film iranien. Il s’agit de ‘’ Ants Apartment’’ (en kurde) réalisé par Toufigh Amani qui relate l’histoire d’une famille vivant dans le désert irakien.
En ex-aequo à la troisième place, ‘’Butterflies’’ en kurde de l’Iranien Adnan Zandi et ‘’Le miroir’’ de la Franco-libanaise Céline Kotaiche.

Le premier ne dure que trois minutes et met en scène une mère qui allaite son enfant. Quant au second, il nous montre, en quinze minutes, une femme qui se regarde, tous les jours, dans son miroir pour découvrir, à chaque étape de sa vie, des changements dans son corps et ses parties intimes.

Le prix spécial du jury (prix Orbit) a été décerné dans cette catégorie à ‘’With thy Spirit’’ du Libanais Karim Rahbani. Le film se déroule dans un couvent où le père supérieur est inconsciemment impliqué dans le meurtre du boucher Abdo, après une dispute entre les deux hommes. Père Geryes ne sait pas s’il doit raconter ce qui s'est passé à ses confrères, ou, au contraire, ne rien révéler. Les choses se compliquent quand il voit, en essayant de cacher le cadavre, le spectre d'Amin, un enfant syrien qui est venu se réfugier dans le couvent après la mort de ses parents dans la ville syrienne de Maaloula.

‘’Le challat de Tunis’’ a été sacré meilleur documentaire, et sa réalisatrice, Kaouther Ben Hania a également reçu le prix du meilleur réalisateur de documentaire.

Partant d'un fait divers en 2003 devenu légende urbaine en Tunisie, la réalisatrice braque ses projecteurs sur le challat de Tunis : cet homme mystérieux qui aurait agressé plusieurs femmes tunisiennes avec sa lame de barbier, car elles étaient, selon lui, habillées trop à l'occidentale. Les faits se sont déroulés alors que le président Ben Ali était au pouvoir. L'enquête est menée après le soulèvement populaire de 2011.
Kaouther Ben Hania dresse, dans un film d'une durée d'1h30, le portrait d'une société tunisienne en pleine effervescence où le corps de la femme reste un enjeu de taille.

Le jury a décerné son prix spécial (prix Orbit) au documentaire ‘’Syria Inside’’ dont le réalisateur, Tamer Al Awam, est mort à Alep et ses partenaires, notamment l’Allemand Jan Heilig, ont poursuivi le tournage.
Il convient de noter que le jury a été présidé, cette année, par l'actrice et la productrice française Julie Gayet qui a participé à l’ouverture du festival et qui a été épaulée dans sa tâche par Alesia Weston, consultante qui offre ses services à plusieurs grands festivals de cinéma, parmi lesquels le Festival du film de Sundance. Le jury était également composé du PDG de la société britannique '’Protagonist Pictures’’ Mike Goodridge, de l’acteur iranien Homayoun Ershadi (67 ans) qui joue dans le film ‘’A Most Wanted Man’’, et de la scénariste et doteur en scénarios libanaise Joelle Touma.

La banque SGBL a remis le prix du meilleur long-métrage (selon le vote du public) à « The President » du réalisateur Iranien Mohsen Makhmalbaf.

Le film '’A Most Wanted Man’’ d’Anton Corbijn avec Philip Seymour Hoffman, Rachel McAdams et Robin Wright a été projeté en clôture du festival.
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#Festival_international_du_film_de_Beyrouth, #Cinéma, #Cinéma_libanais
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