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Art et culture

Rendre visite à Bob Dylan... et buter contre son absence

BEYROUTH | liveachrafieh.com - Le 31 juillet 2012 à 18h48
Par Karin Fockens
Le troisième jour du festival de cinéma "Something must break" au Metropolis (27 juillet au 2 août) nous a permis de découvrir le film "I'm not there" (Je ne suis pas là), dédié à Bob Dylan. Un film qui propose six incarnations du chanteur, interprétées chacune par des stars d'Hollywood. Retour sur un long métrage qui laisse une impression forte.
À l’occasion de ce troisième jour de voyage haut en musique dans l’univers d’artistes musicaux légendaires, nous avons eu la chance de frapper à la porte de Bob Dylan pour découvrir, à notre plus grand regret, qu’il était absent. Mais la porte était ouverte et nous sommes entrés sans faire de bruit, à tâtons, pour découvrir le film "I’m Not There" que le réalisateur américain Todd Haynes a dédié en 2007 à Bob Dylan. On y découvre le musicien sous différentes "incarnations", son rôle étant tour à tour tenu par Christian Bale, Cate Blanchett, Marcus Carl Franklin, Richard Gere, Heath Ledger, Ben Whishaw.

Doucement, la salle s’est illuminée et des échos et des images de Bob Dylan ont emplies l'écran. C’était lui – ou plutôt l’esquisse de ses multiples êtres – dans son enfance ou durant sa vieillesse, sous les traits d’un héros intrépide, d’un prophète méprisé, d’un chanteur de folk adulé, d’une femme, d’un musicien vagabond, d’une star du cinéma infidèle ou d’un poète français subissant un interrogatoire. Au fil de la trame du film s'entrecroisent ainsi les vies des six alter-egos de Bob Dylan, représentant chacun un trait de sa personnalité ou un bout de sa vie, afin de dresser le portrait spirituel de l’artiste, ou évoquer sa présence.

Il résulte de ce scénario un patchwork d’histoires bien articulées entre elles et un film hautement artistique. Le long métrage de Haynes nous permet d’entreprendre un voyage dans les multiples mondes de Bob Dylan, tout en nous éloignant de lui: tous ces personnages composent un ensemble qui s'avère être Dylan sans tout à fait être lui, comme si le voile de l’imagination avait brouillé ses traits et lui avait donné le visage d’un autre.

À la sortie du Sofil, j’ai eu l’occasion d’échanger quelques mots avec un groupe de jeunes. J'ai été étonnée de réaliser que dans ce film, il y avait non seulement de la place pour six Bob Dylans, mais aussi pour tous les spectateurs, chacun se reconnaissant dans un des personnages. Certains, cependant, m’ont avoué leur confusion : après avoir cherché Bob Dylan durant toute la durée du film, ils se demandaient toujours où il était.
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